BIOGRAPHIE

JEAN-LUC PIÉTÉ

En quelques dates

Naissance le 14 septembre 1961

Diplômé de l’Institut de Formation aux Arts et de la Communication-CREAR

Formation sur l’Art du tirage Platine avec Claudine Sudre

Formation sur l’Art du tirage Palladium avec Marc Bruhat

Expositions en tant que Photographe Auteur : Mairie de Romainville / Pontault-Combault

Salon des Estampe et Photographie / Salon d’Automne / Espace photo de l’Hôtel de Sauroy

Rencontre avec Jean-Claude Lemagny et dépôt à la BNF de 27 portraits sur fond blanc

Tirages Platine

© Thierry Arensma

En quelques mots

Je suis né dans la maison familiale, construite par mon père qui était maçon, à 3h15, par une nuit de pleine Lune, le 14 septembre de l’An de Grâce 1961.

A 8 ans, je suis arrivé sur Paris et je suis reparti à Rambouillet, 3 ans, dans une école militaire qui préparait St Cyr. Comme je n’avais aucune affinité pour la carrière, nous nous sommes séparés bons amis.

Je ne sais plus trop comment la photographie a croisé mon chemin mais ce qui est sûr, c’est qu’elle m’a sauvé la mise à bien des égards. Jusqu’à 17 ans, rien ne m’intéressait, y compris les gens. Ce fut donc une révélation…ce qui tombe à pic puisque c’est aussi très utilisé en photographie. J’ai eu tout de suite mon premier laboratoire dans un cagibi de l’appartement. C’était fantastique de voir lentement apparaître l’image dans ce liquide transparent.

J’ai devancé l’appel de l’armée et me suis retrouvé à Mourmelon. Par un second miracle, j’ai été désigné photographe du 501e Régiment de Chars.

A la fin de l’Armée, il était temps que je me prenne en main. Je me suis imposé une discipline de fer – tous les soirs, bibliothèque de Beaubourg, esthétique d’Hegel, Psychanalyse, Art Moderne, Surréalisme….le dimanche, c’était le Louvre.

J’ai répondu à une petite annonce de l’Institut de formation aux métiers d’Art et de la Communication (CREAR) qui cherchait de jeunes photographes pour suivre leur enseignement pour deux ans. J’ai présenté mon travail à un Monsieur très intéressant et passé les épreuves d’admission que j’ai, comme à ma grande habitude, complètement raté et là, 3e miracle. Le Monsieur très intéressant, Mr Henri Coste, qui avait été cadreur sur des films de Jean Renoir et aussi très bon photographe, tenait absolument à ce que je fasse partie de son cours, je fus donc accepté.

Pour la première fois, j’étais ravi de me lever pour aller à « l’école ». Son enseignement était basé sur celui d'Alexey Brodovitch. J’en suis ressorti, diplômé et avec une multitude de connaissances.

J’ai fait un peu le photographe illustrateur mais la photographie commerciale, c’est pas mon truc.

Dans une fête, j’ai croisé un grand photographe de pub, Mr Bernard Matussière, qui m’a mis le pied à l’étrier pour devenir tireur indépendant. C’est un métier qui me correspond bien. Les gens me font confiance et je peux travailler seul, à mon rythme, approfondir le travail. Le tirage d’Art est un travail de solitaire où l’on ne compte pas ses heures. C’est un travail qui peut sembler ingrat où on se situe souvent dans l’ombre du photographe mais il donne aussi beaucoup de satisfactions. En effet, certains photographes, certains livres et expositions vous amènent une reconnaissance et vous enrichit humainement et culturellement. C’est un métier qui m’a sorti de mes tendances « autiste », de gagner ma vie et surtout de rester photographe auteur.
Il est temps pour moi de faire passer mon savoir-faire et c’est pour cela que j’ai quitté Paris pour m’installer au bord de l’estuaire de la Gironde en achetant la propriété du Carillon avec de nouveaux ateliers de 250 m2 pouvant accueillir  des personnes désireuses de parfaire leurs connaissances.

À propos du tirage Platine-Palladium

En 1992, j’ai eu l’opportunité de voir des tirages Platine de Irving Penn.

Les tirages Platine était vraiment somptueux et je suis reparti avec la conviction qu’il fallait que je me dirige vers cette façon de voir les choses dans l’art du tirage photographique. Le problème n’était pas si simple, il n’y avait pas Internet et l’École Française du tirage Platine n’existait pas. J’ai fait un peu de recherches en bibliothèque et j’ai acheté un très bon ouvrage sur le sujet : "Le procédé au Platine" par Pizzighelli et le Baron Hübl. J’ai appelé Claudine Sudre qui était une sommité dans l’art du tirage. Elle m’a proposé une formation d’une semaine dans le Vaucluse sur le tirage Platine et la Kallitypie.

Une rencontre inoubliable. Jean-Pierre et Claudine Sudre avaient un vrai talent de pédagogie pour instruire les personnes qui venaient chez eux. Je suis reparti avec de vrais bons contretypes négatifs et de très beaux tirages Platine. Mais le plus important c’est que leur enseignement était parfaitement reproductible dans mon laboratoire.

J’ai aussi fait une formation sur le Tirage Palladium-Noircissement Direct avec Marc Bruhat à son Atelier Sillages. Marc avait une très bonne technique de ce procédé et un humour des plus délicieux.

Je tiens à remercier Mr Bernard Matussière, Mr Henry Coste, Claudine et Jean-Pierre Sudre et Marc Bruhat pour leur qualité humaine et leur enseignement.